Glaciologue

Silje a terminé son doctorat en glaciologie au Bjerknes Center for Climate Research, Bergen, avec un échange au Jet Propulsion Lab-NASA, Californie, et au Center for Ice and Climate, Copenhague. Ses recherches étaient axées sur la modélisation de la dynamique des glaces du Groenland, avec un accent sur l'hydrologie sous-glaciaire. Au cours de son BSc et MSc, elle a vécu 4 ans à Svalbard pour étudier les glaciers marins et le vêlage. De plus, elle a suivi un programme d'études d'un an pour devenir guide de la nature arctique et a travaillé comme guide de motoneige, de croisière et de glacier au Spitzberg. Silje est maintenant prête à commencer un post-doctorat à l'Université d'Alaska du Sud-Est, peu de temps après l'expédition de ski. Ses recherches ici porteront sur l'observation et la modélisation des crues des lacs glaciaires.

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Bonjour Silje !

Où te trouves-tu en ce moment même, et d’où viens-tu ?

Je suis dans mon bureau à Bergen en Norvège, ma ville de naissance, me réjouissant des vacances de Pâques qui commencent ce soir !

​Quelle est ta profession ?

Je termine mon doctorat en Glaciologie. Je passe le plus clair de mon temps en face de mon ordinateur à modéliser des dynamiques glaciaires, mais une fois par an j’ai la chance d’aller effectuer des recherches scientifiques sur la Calotte du Groenland. J’y serai à nouveau fin Mai, tellement hâte d’abandonner mon ordinateur et ma thèse pour un mois entier !

​Peux-tu te décrire en trois mots ?

Enthousiaste, fun et robuste

Qu’est-ce que ce projet signifie pour toi ?

Ce projet c’est la lumière au bout du tunnel que représente mon doctorat ! Je me réjouis énormément de l’expédition, et de la liberté qu’elle va nous donner. Plus l’expédition approche, plus je la vois clairement.

Qu’espères tu réussir avec ce projet ?

J’espère pouvoir motiver d’autres scientifiques à diminuer leur impact sur le terrain pendant leurs propres expéditions. Aussi, si nous pouvons inspirer de jeunes femmes scientifiques à rester dans le milieu académique et/ou scientifique, ce serait formidable.

Est-ce que certains aspects du projet et de l’expédition t’inquiètent ?

Euh… oui ! La banquise ! Tomber au travers de la banquise est ma plus grande peur, donc je vais vraiment me focaliser le dessus pendant la phase de préparation et pendant l’expédition.

Et ce qui te réjouis le plus ?

De retourner sur le terrain, d’être loin de tout, et de nous concentrer sur les prélèvements d’échantillons, de skier le mieux possible, un pas à la fois.