Dr. Anne Elina Flink

Géologue glaciaire et guide polaire

Anne a fait son master et son doctorat en géologie glaciaire marine au Centre universitaire de Svalbard, où elle a passé cinq ans à étudier l'histoire holocène des glaciers de marée du Svalbard et la déglaciation de l'inlandsis de la mer de Barents. Elle a obtenu son doctorat en 2017 à l'Université de Bergen et depuis a travaillé comme conférencière invitée et guide polaire. Anne a passé l'hiver à la station de recherche de Rothera sur la péninsule Antarctique, où elle a travaillé comme guide de terrain et a passé deux saisons d'été à guider des scientifiques sur l'inlandsis Antarctique. C'est une passionnée de ski de randonnée et d'alpiniste qui aime peindre des paysages de montagne et écrire des histoires.

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Bonjour Anne!

 

Où te trouves-tu en ce moment même, et d’où viens-tu ?

Je suis actuellement à Luleå, une ville côtière proche du cercle polaire arctique dans le nord de la Suède, où j'ai passé la majeure partie de l'été à vivre hors réseau dans la forêt, les montagnes et l'archipel. Je suis originaire d'une petite ville du sud-ouest de la Suède.

 

​Quelle est ta profession ?

Je suis en quelque sorte entre deux emplois en ce moment. J'ai travaillé comme guide polaire pendant les deux dernières années, mais je cherche maintenant à me remettre dans la science.

 

Peux-tu te décrire en trois mots ?

Déterminé, drôle, solide.

 

Qu’est-ce que ce projet signifie pour toi ?

Pour moi, le projet Climate Sentinels est un moyen de se connecter avec le public afin de le sensibiliser aux changements climatiques rapides qui se produisent actuellement dans l'Extrême-Arctique.

 

Qu’espères tu réussir avec ce projet ?

Je suis très enthousiaste de faire partie d'un projet entièrement féminin qui n'est pas seulement une expédition polaire classique basée sur l'endurance, mais aussi une campagne scientifique sur le terrain. Même aujourd'hui, très peu d'expéditions scientifiques dans les régions éloignées sont entièrement dirigées par des femmes et j'espère inspirer les jeunes femmes à poursuivre des carrières dans les domaines STEM et susciter un intérêt pour le travail des expéditions polaires.

 

Est-ce que certains aspects du projet et de l’expédition t’inquiètent ?

Je m'inquiète toujours du potentiel de temps horrible lorsque je voyage dans les régions polaires. Les tempêtes, les températures extrêmes et le manque de glace de mer rendront le voyage beaucoup plus difficile, à la fois physiquement et mentalement. Alors croisons les doigts pour un ciel ensoleillé.

 

​Et ce qui te réjouis le plus ?

J'adore passer du temps dans la nature et tester mes limites physiques et mentales. Je suis très enthousiaste à l'idée de mener à bien la science polaire «à l'ancienne», sans utiliser d'avions / scooters des neiges ou d'hélicoptères. Je sais aussi que nous nous amuserons beaucoup en équipe pendant le voyage.

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